Voyage au Mali du 18 février au 3 mars 2008

Lundi 18 février :

Marseille – Sangha

Arrivée à Mopti : Avec « seulement » deux petites heures de retard, l’avion se pose enfin sur le tarmac malien. L’arrivée à Sévaré est surprenante : de la terre battue tout autour de nous, presque 30°C à 9h du matin, nos bagages déposés à même le sol, de grands sourires, les guides officiels et officieux qui viennent accueillir les toubabs fraîchement débarqués. Notre mission est composée de 6 membres de Via Sahel Hérault (Odile, Blandine, Camille, Philippe, Pierre-Yves et Arnaud) et Via Sahel Toulouse (Jean-Marc). Nous sommes accueillis dès notre arrivée par Babar, un chauffeur Dogon originaire de Bandiagara. A Sévaré, pas de hall d’aéroport commercial et futuriste, une simple buvette « chez Ali Baba ».

 

Babar nous emmène à travers les rues de Motpi et Sévaré à la Direction Régionale des Eaux et Forêts, où nous faisons connaissance avec le Directeur et lui présentons officiellement nos projets de puits et de pépinières. La première sortie sous le cagnard africain est dure ! Une longue pause dans un resto malien à Sévaré permettra de recouvrer quelques forces. Après avoir bu quelques « Castel », la bière malienne et savouré un bon repas, nous reprenons la route vers Sangha. Nous traversons d’abord une plaine aride entourée de quelques montagnes puis Bandiagara, la ville principale du Pays Dogon, qui a vu la naissance d’Amadou Hampaté Bâ. Cet écrivain et ethnologue malien d’origine Peul a consacré sa vie à la sauvegarde du patrimoine culturel oral de l’Afrique de l’Ouest. Nous ne saurons trop vous conseiller la lecture de ses nombreux ouvrages, comme « Amkoullel l’enfant Peul » ou encore « Petit Bodiel ». A partir de cette petite « capitale », le paysage change : on s’approche petit à petit de la Falaise de Bandiagara. Cette falaise sépare le Plateau Dogon et la Plaine. Le dénivelé de cette falaise a permis de construire des barrages, qui permettent de retenir les quantités importantes d’eau tombées pendant la saison des pluies et d’irriguer les carrés verts d’oignons disséminés un peu partout dans le paysage. On y voit beaucoup de femmes, qui travaillent la terre, pilent le mil et les oignons, lavent le linge, ramassent des fardeaux de bois ou encore portent des seaux d’eau de plus de 20 litres sur la tête.

Sur la route de Sangha :

Après deux heures de routes, nous arrivons à la commune de Sangha, composée de 24 villages. La Maison Via Sahel est située à Dini au nord ouest. Nous sommes chaleureusement accueillis par Alain, le permanent de l’association au Mali, sa femme Awa, sa fille Mamie, Thérèse, la Présidente de la Fédération, Ali l’ancien Maire de Sangha et par Radio, Amadoun et Nouhoum, trois Dogons qui travaillent pour le compte de l’association.

Maison Via Sahel à Sangha :

Après ce long voyage, Amadoun nous fait découvrir les villages alentours (Bongo, Gogoli et Ogol) au coucher du soleil. La lumière est superbe ! A chaque village, on est accueilli par de nombreux enfants qui courent autour de nous.

Visite du village de Bongo

Au cours du repas du soir, nous apprenons quelques rudiments de la langue Dogon :

Birapo : merci

Séwé : ca va

Agapo : bonjour

Po : bonne après-midi

Digapo : bonsoir

Youwé : santé !

Mardi 19 février :

Notre première nuit à Via Sahel s’est bien passée quoiqu’un peu fraîche car l’harmattan, un vent d’est plutôt froid, s’est levé dans la nuit. Le ciel est couvert de nuages de poussières…

Nous assistons au rituel de salutations Dogon. Lorsque deux Dogons se rencontrent en marchant, ils se saluent en marchant (parfois sans se retourner !) et disent chacun leur tour : - Bonjour, ca va ? - Ca va.- Et la famille, ca va ? - Ca va - Et le chef ça va ? - Ca va.- Et les enfants ça va ? - Ca va. Et même si quelqu’un ne va pas bien, ils diront par exemple : « le chef ça va mais il est mort »…

Nous partons ensuite découvrir avec notre guide Nouh, de son vrai nom Nouhoum Amassagou Dolo. Nouhoum est le prénom musulman de Noé, Amassagou est un prénom Dogon et Dolo est le nom de famille des habitants de Sangha. Dolo désigne également la bière de mil en bambara. Nouh aimant particulièrement la bière de mil, il porte admirablement bien son nom de famille… En chemin, nous croisons de magnifiques baobabs. Tous les baobabs du village sont sacrés et portent un nom…


Nous traversons le village de Sangha avant d’aller voir le barrage construit par Marcel Griaule. Marcel Griaule est un ethnologue français qui a longuement étudié la culture Dogon. Il a construit un barrage d’une longueur de 8 km qui permet de retenir l’eau pendant la saison sèche et d’irriguer ainsi les champs d’oignons situés à proximité. Marcel Griaule a été enterré dans la falaise selon les rites Dogon.

Sur les bords de la retenue d’eau, on assiste à la vie quotidienne des villageoises :

L’après midi, on assiste au marché de Sangha. Le marché a lieu une fois par semaine c'est-à-dire tous les 5 jours (la semaine Dogon est composée de 5 jours). Le marché attire de nombreuses personnes des villages environnants. C’est un lieu très coloré et animé. Sur le marché, les femmes vendent des boulettes de farine de mil. Délicieux, mais attention à la crise de foie !

Mercredi 20 février :

Aujourd’hui nous faisons la randonnée de la moyenne boucle (Bongo – Banani – Gogoli). Après avoir traversé le village de Bongo, nous descendons au village Tellem de Banani. Les Tellem étaient une ethnie qui habitaient la falaise de Bandiagara bien avant les Dogons. Il y a environ 700 ans, les Dogons, refusant d’être islamisés par les nomades Peuls, ont fui la Plaine et se sont réfugiés dans la Falaise de Bandiagara, chassant petit à petit les Tellems. Les descendants de ces Tellems vivent actuellement à la frontière entre le Mali et le Burkina Faso.

Village Tellem :

Après avoir traversé Banani, nous remontons à Gogoli par un long escalier taillé dans la roche. L’ascension est éprouvante mais est récompensée par une vue fabuleuse sur la Plaine et la Falaise.


Escalier de Banani à Gogoli :


L’après-midi, nous visitons l’école de Sangha. Via Sahel Hérault y a apporté quelques fournitures scolaires, récoltées dans les écoles primaires de Sète. Nous sommes chaleureusement accueillis par les élèves et les instituteurs.


Nous visitons également l’hôpital de Sangha, financé par Via Sahel il y a quelques années.

Jeudi 21 février :

Sangha – Madougou

Aujourd’hui nous partons en Plaine Dogon.

En descendant la Falaise, nous admirons le magnifique panorama sur la Plaine :

Nous visitons ensuite un village Peul, où nous sommes accueillis par le chef de village. Après lui avoir offert quelques noix de cola, nous visitons sa hutte. Nous arrivons ensuite à Tanoua, petit village Dogon, où Via Sahel a financé le puits, l’école ainsi qu’une pépinière.

Puits Via Sahel du village de Tanoua :

«Il faut construire les puits aujourd’hui pour étancher la soif de demain » (Proverbe Peul)

Après avoir bien discuté avec les villageois et les instituteurs, nous partons pour Sono, où nous sommes accueillis avec des danses et des musiques. Nous sommes tous très touchés par cet accueil chaleureux. Les villageois souhaitent nous remercier pour les actions que Via Sahel a menées dans le village (construction de l’école, d’un puits et d’une pépinière). Les écoliers viennent nous chanter des chansons.

Accueil en musique à Sono :

Après les danses, nous visitons le village, l’école et le puits construit par Via Sahel.

Puits Via Sahel à Sono :

Ensuite, nous nous asseyons parmi les villageois sous les arbres à palabres pour recueillir les doléances des habitants de Sono.

Leurs doléances portent sur les fournitures scolaires des enfants et la formation d’une matrone pour que les femmes puissent bénéficier d’une aide lors des accouchements. Nous rencontrons ensuite les instituteurs de Sono, afin de leur offrir quelques fournitures scolaires et de mettre en place un jumelage avec des écoles primaires de Sète.

Sur le tableau de l’école, la récitation du jour :

Nous partons ensuite relever les coordonnées GPS de plusieurs puits Via Sahel situés au sud-est de la Plaine. Nous nous arrêtons à Orogourou, village dont le puits a été financé par Via Sahel Hérault. Ce puits d’une profondeur de 35 mètres permettra d’alimenter 300 personnes en eau potable. Il a coûté 2200 € (soit 1,5 millions de Francs CFA). Pour nous remercier, les villageois nous offrent un mouton, des poulets et des sacs de cacahouètes. Voici le puits d’Orogourou avec Moussa (ancien directeur de l’école de Sono), Aguem (chef des puisatiers), Nouhoum (notre guide) et la mission Via Sahel Hérault 2008 (Philippe, Odile, Blandine, Pierre-Yves, Arnaud et Camille) :

Nous rentrons ensuite à Madougou chez la famille d’Awa. Après un bon repas, tout le village vient s’installer dans la cour et improvise une fête en notre honneur. Plusieurs griots jouent des percussions, tandis qu’un groupe de danseurs anime la piste. Chacun à leur tour, les toubabs sont invités à danser, à la plus grande joie des habitants… Une soirée mémorable !

Vendredi 22 février :

Nous passons notre deuxième journée dans la Plaine. Nous commençons la journée par une visite du village de Madougou, où nous rencontrons le sous-préfet pour lui présenter nos actions dans le secteur. Nous rencontrons ensuite les instituteurs du village et nous leur remettons quelques fournitures scolaires.

Remise des fournitures scolaires à Madougou :

Nous visitons ensuite le village avec sa Toguna. La toguna (« abri des hommes ») est l'endroit où se réunissent les hommes pour débattre des affaires du village. Le plafond bas de cette maison permet d’éviter les conflits et calmer les velléités. Si quelqu’un en colère se lève il se cognera aussitôt !

La Toguna de Madougou :

Nous passons ensuite devant la Mosquée de Madougou, réalisée en banco, sur le modèle de la mosquée de Djenné.

La mosquée de Madougou :

Nous rentrons ensuite à Sangha, après avoir relevé les coordonnées GPS de plusieurs puits.

Samedi 23 février :

Visite du barrage Via Sahel de Sangha et rencontre avec les artisans.

Pour se remettre des deux journées en plaine (assez éprouvantes à cause des pistes cabossées et de l’harmattan qui soufflait sans arrêt), nous nous reposons un peu à Sangha.

Nous allons voir la retenue d’eau, financée par Via Sahel. Comme le barrage de Marcel Griaule, la retenue d’eau permet l’irrigation d’une multitude de champs d’oignons.

Retenue d’eau de Sangha construite par Via Sahel :

Au retour, nous rencontrons plusieurs artisans, dont le cordonnier. Les cordonniers, comme les forgerons et les griots forment une caste à part entière au sein de la communauté Dogon.

Devant la boutique d’Antimé, notre antiquaire préféré, nous rencontrons un vénérable Dogon qui nous demande de le prendre en photo :

Dimanche 24 février :

Aujourd’hui, nous visitons un ancien village Tellem du côté de Bongo. On dit que les anciens Tellems reviennent une fois par an dans les villages et déposent en passant des offrandes aux Dogons sur la Toguna. Nous rendons visite au « Renard ». Il s’agit d’un art divinatoire. Nous posons une question à un initié (« est-ce que notre voiture en panne redémarrera au retour du Mali ? »). Il écrit cette question sur une table de divination à l’aide de symboles. Il dépose ensuite des cacahouètes qui attirera un renard pendant la nuit. Il faudra repasser le lendemain pour connaître la réponse à la question posée.

Nous visitons ensuite un tombeau Tellem, rempli d’ossuaires. Ces tombeaux ont malheureusement été pillés par des européens sans scrupules. Les objets mortuaires (masques, vêtements, bijoux) ont été vendus comme des antiquités. En revenant, nous passons devant l’église de Sangha. Sangha compte une mosquée et une église. Le Christianisme, l’Islam et l’Animisme cohabitent de façon pacifique en Pays Dogon. Eglise de Sangha :

Lundi 25 février :

Aujourd’hui, nous partons vers Ibi, où Via Sahel souhaite financer la bibliothèque de l’école et la cantine. En chemin, nous nous arrêtons devant le « Renard ».

Verdict : les traces du Renard sont du côté du propriétaire de la voiture (et non du côté du garagiste), la voiture n’aura pas besoin d’être réparée par le garagiste. De retour en France, nous avons seulement changé la batterie, le Renard avait donc raison… Mystérieuse coïncidence…

Nous visitons ensuite l’école d’Ibi, où nous sommes accueillis par le Directeur de l’école. Nous visitons les classes.


Et nous remettons aux enseignants quelques fournitures scolaires récoltées dans les écoles de Sète.

Nous allons ensuite voir les caïmans d’Ibi.

Le caïman est l’animal totem du village. Il est donc très respecté. Les habitants n’ont pas le droit de les tuer. Si jamais, ils croisent un animal mort, ils l’enterrent comme l’un des leurs. Les caïmans rentrent parfois dans les maisons mais ne font jamais de mal aux villageois. L’animal totem est généralement l’animal se trouvant sur les lieux avant que les premiers habitants ne s’installent. Il peut s’agir de serpent, hyène, caïman, etc.

Nous prenons ensuite le thé à l’ombre d’un campement. Ca tape fort : 40°C à l’ombre ! A la fin du déjeuner, nous prenons les trois thés.

A propos de ces trois thés, un proverbe dit : « Le premier thé doit être amer comme la mort,Le second doit être doux comme l’amour, Et le dernier doit être sucré comme la vie ».

En remontant sur la falaise, nous traversons le vieux village d’Ibi et ses magnifiques greniers à mil rectangulaires, coiffés d’un toit de chaume.

Mardi 26 février :

Nous partons aujourd’hui pour une randonnée de trois jours depuis Sangha. Nous traversons encore une fois le village de Bongo puis nous arrivons à Tiogou, un magnifique petit village Dogon, resté entièrement animiste. Nous visitons le village après avoir distribué quelques noix de cola aux vieux du village sous la Toguna et rendu visite au chasseur et à sa famille. Nous visitons le village avec ses nombreux fétiches et greniers à mil.

Fétiche à la sortie de Tiogou :

Après un délicieux repas et une sieste au campement de Tiogou, nous reprenons la route pour aller à Yendouma, où nous passons la nuit. Nous y rencontrons Yves, un prof français d’hydraulique à la retraite qui a décidé de vivre à Yendouma et de soutenir des actions locales concernant l’eau.

Mercredi 27 février :

Nous quittons Yendouma pour visiter le piton des 3 Youga (Yougana, Yougapiri et Yougadourou). Nous passons devant une pompe manuelle du village de Yendouma, montée par une ONG française.

Sur le piton des 3 Youga, une faille d’une centaine de mètres de profondeur qui n’impressionne pas du tout notre guide Nouhoum :

Le village de Yougana est le village du Sigi. Le Sigi est un événement extraordinaire qui rythme la vie de l'homme Dogon. Il s'agit d'un grand rituel pratiqué tous les soixante ans, pendant lequel les Dogons se retrouvent pour mettre en commun leurs savoirs. Cette fête coïncide avec le passage d’une comète près de l’étoile du Sigi (Sirius). Nous y rencontrons le Hogon, à qui nous remettons quelques noix de cola par l’intermédiaire d’un villageois. Nous ne pouvons pas le toucher ni nous adresser à lui directement. Dans la plupart des villages, le Hogon est le doyen des habitants. Après une longue marche à travers la plaine, nous escaladons la falaise pour rejoindre le campement de Koundou Haut.

Jeudi 28 février :

Après une petite visite de Koundou, nous rentrons à Sangha où nous retrouvons Alain en compagnie d’Awa, Mamie, Radio et Amadoun. Nous profitons de la dernière après-midi pour faire quelques emplettes à Sangha, que nous revendrons en France au bénéfice de Via Sahel. Petite porte Dogon à Koundou :

Vendredi 29 février :

Nous faisons nos adieux à toute l’équipe de Via Sahel, en nous promettant de revenir très vite. Nous chargeons les affaires dans une vieille Mercedes. Le pot d’échappement n’arrête pas de tomber par terre. Le pot est réparé à l’aide d’une ficelle.

Réparation de fortune sur le chemin de Djenné :

Après quelques heures de piste, nous arrivons à Djenné, ville malienne sacrée située au bord du fleuve Bani. Tapo, un excellent guide Peul, nous fait découvrir la ville et sa superbe Mosquée, classée au Patrimoine Mondial de l’Unesco et considérée comme le plus grand bâtiment au monde en banco.

Dans les rues de Djenné :

La Mosquée de Djenné :

Djenné est une ville sacrée pour les Musulmans. De nombreuses écoles coraniques sont présentes à Djenné. Des Talibés (élèves de ces écoles) viennent même du Burkina pour y étudier le Coran.

Nous passons devant la Tombe de Tapana Dienepo, jeune fille ensevelie vivante pour protéger la ville :

Samedi 1er mars :

Nous visitons aujourd’hui deux villages situés à proximité de Djenné : Senossa et Seremou.

Nous partons de Djenné sur une carriole tirée par un âne. Le village de Senossa est un village Peul avec un quartier Bambara. Avec notre guide, nous nous baladons à travers les ruelles du village, passons devant la belle mosquée en banco puis rentrons dans quelques habitations pour discuter avec les villageois et le chef du village. Nous traversons ensuite le Bani pour rejoindre le village de Seremou, habité par des familles Bozo. Les Bozos constituent une ethnie de pêcheurs au bord du Bani et du Niger. Ce sont les « cousins à plaisanterie » des Dogons, et ne peuvent pas se marier entre eux. Une relation entre un Dogon et un Bozo est considérée incestueuse.

Visite du village Bozo de Seremou (avec le Bani et la Mosquée) :

Nous rentrons ensuite sur Djenné, où notre chauffeur nous attend pour nous déposer à Mopti. Nous arrivons à Mopti pour assister au coucher du soleil sur le Bani :

Dimanche 2 mars :

Mopti est la quatrième ville du pays et est appelée communément la Venise Malienne à cause de sa situation géographique au bord de deux fleuves et de la présence de nombreuses pirogues. Nous passons la matinée à contempler le va-et-vient des pirogues sur le fleuve et visiter les centres d’artisanat, tenus par des associations d’handicapés et de femmes atteintes de fistules.

Pirogue sur le Bani :

Après une longue pause au Bar Bozo, nous continuons la visite de la ville. En se baladant sur les quais du port de Mopti :

Nous allons contempler la magnifique Mosquée de Mopti (classée au Patrimoine Mondial de l’Unesco) :

Au bord des routes, de nombreuses affiches de prévention du SIDA sont présentes.

Après une visite du centre historique, nous rentrons à l’hôtel, pour préparer nos bagages. Nous partons le lendemain pour Marseille. Ce voyage a été une magnifique occasion de découvrir le continent africain. Plus que jamais, nous souhaitons poursuivre le travail réalisé par Via Sahel pour répondre aux besoins des populations Dogons, sans bien sûr en créer de nouveaux.