Dehors, la sournoise tyrannie des pas pressés

Un geste fugace, une trêve est annoncée

Le rideau est tiré et voici la délivrance

Le caprice libidineux envié à l'enfance 

 

 

Respiration nomade au confin de mon berceau

Suave désinvolture câlinant mon égo

Je me délecte d'un doux coma prodigineux

d'ou mille rêveries m'étourdissent sans aveu 

 

 

 

Dehors, les allures courtoises et sophistiquées

Je jubile, insoumise et m'en retourne glaner

Déployant copieusement mon corps et mon esprit

Entre deux spasmes, c'est la léthargie 

 

 

Enfin comme un bois poli s'échoue sur le rivage

Porté immanquablement par les grands flots du large

J'essore à la lumière mon corps tout engourdi

Dressée, la fenêtre ouverte, il est déjà midi.