j.s.
Notre enquête pour comprendre et bien utiliser Vélib'
Velib': mode d'emploi
Velib': conseils et astuces
Témoignages de vélibistes
Velib': les dessous du business
"J'ai proposé au Maire un système de vélo en libre-service", Denis Baupin, Mairie de Paris
"Paris est le vitrine mondiale du vélo en libre-service", Albert Asseraf,JCDecaux
"Une opération pilotée sans concertation avec les associations", Philippe Colomb, Vélorution
Tour des autres villes: le vélo citadin en libre-service fait des émules
Velib’ est déjà un franc succès !
Avec près de 4 millions de locations à presque deux mois de l’ouverture du service, les vélos en libre-service ont parcouru plus de 7 millions de kms, soit près de 175 fois le tour de la terre. Déjà 765 899 abonnements enregistrés depuis le 15 juillet. Mais tout le monde n’est pas encore convaincu.
Morceaux choisis :
Johanna, 24 ans, étudiante en droit :
« Le velib présente de nombreux inconvénients : ce système a necessité un investissement financier très important qui aurait pu être utilisé à meilleur escient!! De plus, il enlève aux conducteurs de très nombreuses de places de stationnement, surtout pour ceux qui souhaitent bénéficier du stationnement résidentiel! Enfin, le velib est dangereux, c'est un vélo tres lourd, difficile à régler et à manier, les bornes sont souvent hors service ou ne fonctionnent pas. Les utilisateurs ne respectent pas les règles de sécurité, quand bien même des couloirs leur soient réservés. Le velib est certes populaire pendant l'été, mais qu'ens sera-t-il cet hiver? »
- Ornella, 22 ans, étudiante :
« Je galère pas mal à Velib’ parce que une fois sur deux il n’y a pas de vélo ou bien les vélos sont défectueux. Ensuite les bornes électroniques déconnent un peu. En gros, ça débloque pas le vélo. Autre galère : tu n’es pas sur d'avoir de la place à la borne que tu veux. Résultat tu es parfois obligé de faire trois fois le tour du quartier. Niveau gain de temps… ce n’est pas terrible !
Et j'ai remarqué un autre truc, il y a des vélo en bas, mais dès qu’il y a des montées, il n’y a plus de vélo! Les gens ont la flemme de monter en vélo! A Montmartre ce n’est pas terrible !
Que des trucs positifs quoi! Sans parler du danger avec les voitures. »
Jean-David, 25 ans, audio-prothésiste :
« J'ai tout de suite été séduit par Velib. Dès sa mise en place je me suis empressé de m'inscrire sur Internet pour un abonnement d’un an avec mon pass Navigo. Ma motivation numéro 1 ? Le plaisir !! C'est quand même plus agréable de se déplacer dans Paris plutôt qu'en bus ou en métro. J'utilise Velib en complément des autres moyens de transports, surtout pour les courtes distances. J'ai tout de suite adhéré à ce système ! C'est écologique, agréable, cela fait parfois gagner du temps (par rapport au bus/métro). Peut-être qu'à terme Velib’ désengorgera les transports en commun, réduira l'utilisation de la voiture. Pour un jour, peut-être, un Paris plus beau, plus propre et plus conviviale.... à bicyclèèèèèèèteuuuuu !!
Les défauts de Velib?? Une station vide quand on veut un vélo, une station pleine quand on veut ranger le sien. L'autre jour à Etienne Marcel j'ai mis 15 minutes à trouver une station avec une place libre, tout le temps que j'avais gagné en vélo je l'ai perdu en cherchant une place. Et, il n'y a aucun moyen de signaler un vélo défectueux contrairement à Lyon. »
- Johanna, 26 ans, contrôleuse de gestion :
« C’est quand même dangereux. Même s’il y a beaucoup de pistes cyclables, ce qui est un point positif. Maintenant il faut que les gens les utilisent. En tout cas, en tant qu’offre de l’état, elle est incomplète. Ils font de la prévention pour le port du casque mais ne mettent pas les équipements sécuritaires à disposition. Ca doit pas être difficile d’accrocher un casque au vélo, avec le même système que pour l’antivol. Et pour le côté hygiénique, il peut y avoir des filets à cheveux ou des charlottes en plastiques, comme dans les cuisines… Enfin, il y a des solutions. C’est indispensable, car vous ne pensez pas à vous promener avec un casque quand vous allez au boulot. »
Stéphanie, 29 ans, chef de rayon dans un grand magasin:
« J’aime beaucoup, c’est pratique. Mais il faut savoir s’en servir sinon c’est dangereux.
Certains ne savent pas conduire en vélo, ne respectent rien. Ni les feux, ni les stops, sens interdits, dépassements, placements sur la chaussée… »
Déborah, 20 ans, étudiante en diététique :
« C’est pratique pour aller d’un point à l’autre, proche. Par exemple je l’utilise pour aller de République à Bastille. La première fois que je l’ai utilisé c’était par curiosité, pour voir si c’est simple au fonctionnemnet. C’est le cas. Le système de location est assez compréhensible. Mais je trouve que c’est assez cher si tu veux le louer pour la journée. C’est pas très pratique de consulter sa montre toutes les demi-heures pour le reposer. Enfin, il y a assez de bornes pour être toujours dans les temps de location gratuite. »