Evolution du climat : il est urgent d’agir !

j.s.

 

GIEC : Kezako ?
Evolution du climat : l'Homme en serait bel et bien la cause.
Réchauffement climatique : toutes les régions et espèces de vie sont vulnérables

 

Si l’on ne revoit pas rapidement les politiques actuelles d’atténuation de la pollution et les pratiques associées au développement durable, les émissions de gaz à effet de serre (GES) augmenteront de 25% à 90% d’ici à 2030, annonce le 3ème groupe de travail du GIEC réuni à Bangkok du 30 avril au 3 mai 2007. Se basant sur des scenarii d’avenir potentiels, il envisage de contenir la hausse de la température moyenne entre +2°C et +2,4°C.

 

Des solutions d’atténuation existent déjà

 

Les experts expliquent, sous forme de recommandations à destination des décideurs politiques, qu’il existe déjà des solutions d’atténuation du changement climatique à moindre coût. Et ce dans tous les secteurs économiques.

L'efficacité énergétique jouera un rôle clé pour la plupart des régions et des échelles de temps. Les technologies nécessaires existent déjà. Il faut alors miser sur la promotion du gaz naturel et des sources d’énergie renouvelables, optimiser l’architecture, l’agriculture, le transport et les industries, pour un rendement énergétique plus efficace.

Le Giec précise en outre que « les changements dans le style de vie et dans les types de comportement seront susceptibles de contribuer à l'atténuation dans l'ensemble des secteurs. »

Il faut également lutter contre les taux élevés de déforestation dans le monde : cela réaliserait près de la moitié du potentiel d’atténuation.

 

Une action précoce sera moins coûteuse

 

Ceci implique des mesures incitatives au niveau national – création d’une taxe carbone, vente de permis d’émissions, aide publique pour l’adoption des technologies alternatives… - et une coopération internationale efficace.
Tout cela aura certes un coût économique, mais pas de crise en vue : la perte de croissance mondiale d’ici à 2030 ne dépasserait pas 0,12% si l’on agit immédiatement ! De plus, la recherche de co-bénéfices (polluants et santé par exemple), et l’investissement dans le développement durable diminueront les coûts à terme.

Les associations sont en alerte, elles appellent les gouvernements à l’action immédiate.