Intelligence collective et transports individuels
Le terme d'intelligence collective est apparu récemment.
Je vais ici tenter de démonter en quoi Carpuce essaie d'introduire dans les transports individuels une forme d'intelligence collective.
Au niveau comportement individuel, comme voulez-vous qu'un automobiliste, seul à son volant, puisse être tenu informé de l'évolution de son environnement si,
d'une part,
il a besoin de toute son attention pour conduire son véhicule, et si d'autre part,
il n'a pas pris soin d'informer son environnement de ses intentions ?
Au niveau du comportement collectif, comment voulez-vous que le collectivité optimise des ressources individuelles pouvant être mise commun s'il n'existe aucune organisation qui permette à chacun individu de déclarer (déposer) ses disponibilités ?Â
Le concept Carpuce et son service d'i-voiturage® n'a d'autre objectif que d'être un fédérateur ou d'organisateur ou planificateur de capacités de transport potentielles mais également superviseur de leur utilisation en temps réel. La superposition du planifié et du réel permet à l'individuel de mettre disposition du collectif des capacités de transports selon son humeur du moment, capacités n'existant que le temps du déplacement, ce qui permet à une demande d'en profiter selon ses besoins du moment.
la réseau ainsi formé va vivre grâce à une forme d'intelligence collective qui est cette intercation entre l'offre et la demande de manière totalement déconnectée et aléatoire.
Cette évolution implique-t-elle une perte de liberté individuelle ?Â
Absolument pas puisque les NTIC permettent à chacun de rester libre de ses choix et donc de faire ou de ne pas faire.
Y-at-il conflit entre intérêt individuel et intérêt collectif ?
Pourquoi partager sa voiture sur des itinéraires répétitifs selon son humeur du moment et seulement avec des personnes que l'on a choisie irait-il à l'encontre de l'intérêt individuel qui peut aussi chercher à rentabliser des déplacements routiniers ou préfèrer voyager accompagné de manière à élargir son cercle relationnel en temps masqué tout en pouvant zapper de l'un à l'autre au hasard des horaires et des opportunités .
En l'absence de conflit, quel intérêt la collectivité a-t-elle de promouvoir le partage de voiture en temps réel tel que l'a conçu Carpuce ?
- parce qu'il vain et stupide d'opposer transports collectifs et transports individuels alors qu'ils ont bien évidemment complémentaires sauf à opposer les intérêts économiques d'un côté ou de l'autre !
- parce que voilà des années que l'on entend parler d'intermodalité alors qu'il n'existe aucune solution qui permette de la pratiquer en temps réel
- parce que bon sens consiste à optimiser la charge des infrastructures existances avant que de chercher à  en créer de nouvelles à la charge des contribuables. Or le flux qui ne passe pas par un autoroute urbaine saturée pourrait passer par un ligne de RER non saturée et inversement. Or ce choix ne peut dispensé qu'en temps réel et qu'il n'existe aucune forme d'intelligence collective ce permette l'individu d'éviter ces pièges alors qu'il est trop tard lorsqu'il se trouve bloqué dans un bouchon ou sur un quai de gare de RER bondé.
Mais l'habitude ne crée-t-elle pas une contrainte ?
Mais de quelle habitude parle-t-on puisque le partage n'est que le résultat d'un choix du moment ou d'un lien relationnel qu'il est possible de rompre à tout moment à l'insu du partenaire en disgrâce ce qui plus aisé que de lui annonce verbalement que l'on ne souhaite plus voyager avec lui !