Selon Alstom, l'AGV consomme 20% d'énergie en moins que les offres comparables de ses rivaux Bombardier et Siemens. La motorisation est répartie sur toutes les voitures du train, et non plus concentrée sur les deux motrices en tête, ce qui permet notamment un gain de places pour les passagers. La fabrication des premiers trains de série débutera mi-2008. Ils seront livrés à partir de 2010. L'AGV est "plus souple, plus rapide, puisqu'il pourra rouler en vitesse commerciale à 360 km/h", contre 320 km/h au maximum actuellement, a vanté le PDG du groupe Patrick Kron. "C'est un train plus léger, qui consomme moins".
Le groupe en a déjà vendu 25 à l'opérateur ferroviaire privé italien Nuovo Trasporto Viaggiatori (NTV) ainsi qu'un contrat de maintenance, pour une valeur totale de 1,5 milliard d'euros. "C'est une formidable réussite technologique", a souligné de son côté la secrétaire d'Etat à l'Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet sur i>télé. "C'est l'illustration de ce qu'on peut faire et on doit faire dans l'ordre du développement durable".
Ecolo ? Le train est probablement un véhicule d'avenir comparé aux voitures et camions. En ce sens, un train qui transporte plus de passagers est une bonne chose. Mais l'AGV, tel que présenté, semble aussi porteur d'un 'glissement sémantique' intéressant. Il polluerait en fait la même chose qu'un TGV classique. Sauf que, comme il transporte plus de passagers - en comparaison - il pollue moins...