A Davos, les plus riches s'intéressent à la Crise Climatique


jack.barron

Deux événements majeurs ont marqué, jeudi 24 janvier, le Forum Economique Mondial qui se tient comme chaque année à Davos, la station de ski huppée suisse. D'un côté une conférence d'Al Gore et de Bono. De l'autre, la remise de "l'indice de performance écologique" établi pour 149 pays par les universités américaines de Yale et Columbia.

Ainsi, selon l'AFP, "l'indice de performance écologique" fait la synthèse de 25 indicateurs tels que la qualité de l'eau potable, les émissions de gaz carbonique ou encore les maladies liées à l'environnement. Etabli pour 149 pays par les universités américaines de Yale et Columbia, il place la Suisse en tête, devant trois pays d'Europe du nord (Suède, Norvège, Finlande) et le Costa Rica.

Les pays européens et quelques pays d'Amérique latine sont les bons élèves de la protection de l'environnement, loin devant les Etats-Unis et de grands pays émergents comme la Chine et l'Inde. La Colombie est neuvième, juste devant la France.

Si la richesse des différents pays explique largement le classement (les pays d'Afrique occupent largement le bas du tableau), la performance du Costa Rica et de la Colombie montrent que les choix politiques sont déterminants, soulignent les auteurs de l'étude. Le Nicaragua, pourtant voisin du Costa Rica, se classe ainsi à la 77e place, une position qui s'explique par des années d'investissement dans les budgets militaires plutôt qu'écologiques, observent-ils.

Les Etats-Unis, plombés par le haut niveau de leurs émissions de gaz à effet de serre, sont 39e, tandis que des pays en phase accélérée d'industrialisation comme la Chine arrivent à la 105e place et l'Inde à la 120e, selon ce classement publié au premier jour du Forum économique mondial. 

Une conférence a également fait la part belle aux propos du chanteur Bono et d'Al Gore.

Gore, qu’on ne présente plus, conjointement avec Bono, chanteur du groupe Irlandais U2, a lancé une nouvelle alerte au réchauffement. Sur le thème des collaborations innovantes, Al Gore et Bono ont évoqué les évidentes relations de cause à effet entre les 2 fléaux du nouveau siècle que représentent les crises climatiques et l’accroissement de la pauvreté. Avec l’objectif évidemment de travailler conjointement sur 2 domaines distincts mais étroitement corrélés.
Mais une phrase forte restera, une fois de plus, dans l’histoire : “la crise climatique est nettement plus grave et rapide que ne l’ont montré les projections les plus inquiétantes du Groupe intergouvernemental d’experts sur le climat (Giec)" affirmait Al Gore ce matin du 24 janvier 2008, à Davos. Faut il dramatiser pour autant ? Selon de récentes prévisions parmi les plus pessimistes, la calotte glaciaire au Pôle Nord pourrait disparaître entièrement en été d’ici cinq ans, a déclaré M. Gore. De son coté Ban ki Moon, secrétaire général des Nations Unies, s’inquiétait de la pénurie d’eau douce.