La France confirme son rang de premier utilisateur en
Europe et de troisième utilisateur mondial de pesticides derrière les
Etats-Unis et le Japon. Ce triste record a des conséquences dramatiques
pour la biodiversité mais aussi pour la santé humaine, et notamment de
celle des agriculteurs qui les utilisent.
L’appel de Paris lancé en 2004 par de grands scientifiques dont le cancérologue Dominique Belpomme indiquait que le développement de nombreuses maladies actuelles, et en particulier des cancers, est consécutif à la dégradation de l’environnement, que la pollution chimique constitue une menace grave. Que notre santé, celle de nos enfants et celle des générations futures étant en péril, c’est l’espèce humaine qui est elle-même en danger.
Le 7 septembre 2007 un sondage avait indiqué que pour plus de 90 % des Français(e)s la limitation de l’usage de pesticides dans l’agriculture doit être une des mesures prioritairement adoptée suite au Grenelle de l’environnement.
Le président Sarkozy avait déclaré qu’il fallait interdire en urgence les pesticides les plus dangereux et proposer un plan de réduction de 50% des pesticides, « si possible dans les dix ans qui viennent ». Les Verts avaient critiqué ce manque d’ambition, non conforme aux conclusions du groupe de travail mais force est de constater que même ce plan si peu ambitieux reste une promesse non tenue.
Oui il est possible mais aussi nécessaire d’interdire les pesticides. L’amiante a déjà fait des milliers de victimes et fait encore actuellement 3000 morts par an. Ce drame était évitable mais rien ne fut fait sous la pression des lobbies et la lâcheté de certains hommes politiques . Il faut interdire l’utilisation des produits dont le caractère cancérogène, mutagène et reprotoxique (toxique pour l’appareil reproducteur) est certain ou probable chez l’homme .
Les Verts demandent l’application du principe de précaution et de soutenir efficacement l’agriculture bio comme le font par exemple les élus verts dans les régions et les municipalités.