L’intention est louable mais se justifie économiquement : la valeur du Champagne, produit internationalement reconnu, tient avant tout à sa qualité, qui ne peut être qu’améliorée avec des techniques spécifiques de l’agriculture biologique. Mais au pays de l’humidité et du mildiou, la conversion est difficile.
Un dossier de l’Express fait le point sur cette nouvelle mode qui a démarré il y a plus de 30 ans dans la douleur. Extraits
L’un des pionniers, Jacques Beaufort, installé à Ambonnay, en grand cru, se souvient de l’hostilité locale. «Lorsqu’il y avait des poux à l’école du village, cela venait forcément de mes enfants, puisque je ne traitais plus mes vignes!» Et les bâtiments de son autre domaine, à Polisy, dans l’Aube, ont été détruits par un mystérieux incendie. Vieilles histoires: il a commencé le bio dès 1971, peu après avoir repris l’exploitation familiale. «Et pour ma santé personnelle avant celle de mes clients! J’avais de gros problèmes d’allergie. J’y croyais pourtant, à la chimie de synthèse! J’essayais tous les produits nouveaux et j’ai beaucoup pollué entre 1966 et 1969…»
Photo ci contre : Christophe Lefevre, producteur - Vignes enherbées pour préserver l’équilibre naturel du sol -