Découvrez l'intégralité de notre dossier :
de quoi charmer Madame
des cadeaux pour Monsieurde quoi amuser les Petits
de quoi contenter Mamie et Papi
ce qu'il faut pour décorer sa maison
... et pour un repas de Noël équitable
Dans ce domaine, les produits du commerce équitable s’avèrent très variés, pertinents et surtout éducatifs !
La plupart d’entre eux proviennent de l’organisation Gospel House, au Sri Lanka.
Celle-ci a été créée en 1976 par John Karunaratne pour créer des emplois pour les jeunes chômeurs avec comme premier tour de polissage… une vieille essoreuse à linge trafiquée !
Aujourd’hui, elle permet à environ 100 artisans de vivre dignement dans un pays où les inondations fréquentes rendent le travail très difficile.
Les jeux sont le plus souvent créés à partir de bois d’Albizia Flacataria, un arbre exotique destiné à protéger les plantations de thé des vents violents mais qui doit être coupé vers ses 8 ans car il mesure alors près de 25 mètres et est très fragile face au Typhons… menaçant de chuter au milieu des théiers, les endommageant grandement.
Ces jeux, loin d’exploiter la forêt, sont donc au contraire un fantastique moyen de valoriser ces abattages « obligatoires ».
Sur « Comptoir Ethique » par exemple, vous pourrez ainsi acheter un jeu de 6 quilles qui représentent les animaux de la jungle. Un bon moyen pour apprendre à reconnaître les animaux tout en s’amusant !
Dans le même esprit mais en plus occidental, vous pourrez acheter pour 29,90 € « la ferme et ses 12 animaux » (moutons, cochons, poules, chevaux, lapins, …).
Vos enfants pourront aussi apprendre l’alphabet grâce à « l’alphabet chameau », un mini-puzzle basé sur les 26 lettres de l’alphabet qui entraîne à reconnaître les lettres de l’alphabet et à les remettre dans l’ordre (ça fait beaucoup d’alphabets tout ça…).
Dans les jeux incontournables, il y a aussi les animaux à tirer, que ce soit la famille Pingouin, ou Betty la girafe, tous les deux sont fabriqués en Indonésie à partir de pin de plantation peint avec des peintures végétales non toxiques et anallergiques.
Enfin, rien de tel que les bon vieux Yo-yo et cordes à sauter qui tout en étant peu chères s’avèrent très efficaces ! Le yo-yo de 5,5 cm de diamètre au design attractif est fabriqué par l’organisation Aruna Arutala, en Indonésie.
Créée en 1997 par deux designers Indonésiens qui ont refusé de s’expatrier comme la plupart de leurs collègues, dans les pays occidentaux, cette entreprise regroupe une petite communauté de charpentiers. Toutes les décisions sont prises en commun, et les producteurs sont associés à la comptabilité et à la gestion. L’argent est ensuite partagé équitablement tout en permettant la mise en place d’une prime pour la scolarité des enfants, d’une assurance de santé et d’un fond commun pour les plus pauvres.
Aruna Arutala a de plus lancé un programme de formation à l’agriculture biologique dans un pays où la révolution verte fait des ravages par l’emploi de pesticides et d’engrais chimiques.
En ce qui concerne les cordes à sauter produites par Gospel House, les poignées en forme de carottes et de chiens peintes à la main les rendent uniques et ludiques (même si les carottes m’ont l’air d’êtres légèrement OGMéisées) !
A ces jouets en bois peuvent venir s’ajouter des instruments de musique. Attention cependant… je préfère prévenir les parents que le bruit devient rapidement insupportable !
Pour permettre la survie de vos tympans, je vous conseille donc d’opter pour des instruments peu bruyants comme les flûtes en bambou ou encore plus original, le « Guiro Grenouille » que vous trouverez à Artisans du Monde pour 10 €.
Le fonctionnement est très simple… il faut gratter le dos de la grenouille et elle révèle alors ses 1 000 sons possibles.
Cette ingénieux instrument est produit en Inde, par l’organisation commerciale EMA : Equitable Marketing Association.
Créée dans les années 60 pour développer les opportunités d’emploi et améliorer les conditions de vie des artisans elle regroupe aujourd’hui 42 groupes membres (pour la plupart des coopératives) soit environ 2 500 personnes.
Elle s’occupe de la vente des produits et peut à tout moment verser de l’argent aux producteurs en grande difficulté ou accorder des prêts à court ou long terme pour payer les matières premières et l’achat de nouvelles machines.
Elle a de plus créé en 2000 la fondation EKTA chargée exclusivement du développement social. Celle-ci propose des bourses de 24 mois aux pupilles de veuves et de chômeurs et a fait un don de 70 000 Roupies (1 250 €) à un programme de santé en milieu rural ainsi qu’un autre de 20 000 Roupies (360 €) pour la rénovation d’une école à Barrackpur.