Ban Ki-Moon, Secrétaire général des Nations Unies, a déclaré qu’une « percée décisive » était nécessaire à Bali (où se tient la conférence des Nations Unies sur le changement climatique) pour assurer la mise en place de l’accord dès 2012, lorsque le Protocole de Kyoto – une tentative pour limiter les émissions de gaz à effet de serre – prévu pour une durée de dix ans expirera.
Le moment est crucial, ont indiqué Ban Ki-Moon et les spécialistes du changement climatique, car les scénarios élaborés par les Nations Unies montrent que, si aucun accord sur les émissions n’est atteint prochainement, la hausse de la température mondiale entraînera des inondations, des sécheresses et autres conséquences dévastatrices sur toute la planète avec une fréquence accrue.
Un rapport des Nations Unies souligne l’impact sur les pays en développement, pays en développement qui s’inquiètent des implications pouvant résulter d’un nouveau pacte international. La rencontre de Bali suit de près la publication d’un rapport des Nations Unies qui fait valoir qu’avec le changement climatique, le monde se rapproche d’un « point de basculement » écologique qui risque d’entraîner les pays les plus pauvres de la planète dans une spirale infernale et de causer des revers « sans précédents » en matière de réduction de la pauvreté, de nutrition, de santé et d’éducation.
Un grand nombre de nations en développement seront vraisemblablement touchées de manière disproportionnée par le réchauffement mondial qui, d’après les scénarios des Nations Unies, entraînera l’inondation des terres de faible élévation où vivent des centaines de millions de personnes et l’effondrement de systèmes agricoles qui nourrissent le même nombre d’habitants. Mais les nations en développement craignent que les efforts coûteux consacrés à la lutte contre le changement climatique ne se fassent au détriment de leur propre développement économique et social.
Des pays à revenu intermédiaire et à croissance rapide comme l’Inde et la Chine font aussi valoir qu’ils ne devraient pas être pénalisés pour l’accumulation de dioxyde de carbone dans l’atmosphère, puisque celle-ci est principalement causée par les membres du G-8 et d’autres nations industrialisées.
La Banque Mondiale envisage d’« intégrer » les stratégies de lutte contre le changement climatique. En réponse à ces inquiétudes, le Groupe de la Banque mondiale à Bali est porteur d’un message en faveur d’une croissance verte et prévoit d’apporter une aide accrue aux efforts entrepris sur le plan international pour limiter les changements climatiques.