"Conscience globale, action locale"

j.s.

« Conscience globale, action locale », c’est notre base line.

Mais que veut-on dire par là ?

Inspirée de la maxime bien connue « Penser global, agir local », nous allons plus loin !

Alors que la pensée est éphémère, la conscience reflète un état d’esprit permanent.

« Je pense donc je suis », mais ce n’est pas pour autant que j’en ai conscience.

En effet, ce n’est pas tout de penser : il faut avoir conscience des enjeux environnementaux, politiques, sociaux… Il faut les intégrer afin que l’action locale ne compromette les enjeux globaux. Et ce n’est pas à la seule portée des spécialistes !

Sans pour autant être moralisateur, nous croyons donc en la nécessité d’une conscience globale.

En dehors de ce glissement sémantique qui n’est pas qu’un jeu… voilà la petite histoire de « Penser global, agir local ».

Slogan du développement durable depuis la conférence des Nations Unies sur l’environnement, réunie à Stockholm en 1972, grace à René Dubos, la maxime « penser global, agir local » était déjà dans l’air du temps. Jacques Ellul, père de l’écologie politique, l’a formulée dans les années 30’s, l’urbaniste américain R. Buckminster Fuller l’a reprise dans les années 50’s, Hazel Henderson – futuriste internationalement reconnue – l’a répandue dans les années 70’s.

Déjà il faut comprendre ce qu’est le développement durable !

L’origine officiel du concept est le rapport Brundtland, en 1987, de la Commission des Nations Unies, sur l’environnement et le développement (World Commission on Environment and Development, WCED).

«Le développement durable est un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la possibilité, pour les générations à venir, de pouvoir répondre à leur propres besoins».

Il ne faut donc pas confondre écologie et développement durable. L’homme est mis au centre des préoccupations, dans le respect des générations présentes et futures. Le développement durable fait appel à l’intelligence et à la compréhension d’autrui. La paix, le développement et la protection de l'environnement sont interdépendants et indissociables. La biodiversité, aussi importante soit-elle, n’est qu’un facteur parmi une multitude d’autres.

Ainsi, la notion de développement durable pourrait trouver toute sa contenance dans le tryptique : POPULATION + DEVELOPPEMENT + ENVIRONNEMENT

Pourquoi devons-nous agir pour un développement durable ?

J’ai lu la synthèse d’un récent sondage des instituts IFOP intitulé « Les Français et le Développement Durable ». Il en ressort que 91% des français sont désormais préoccupés par la protection de l’environnement. Une bonne prise de conscience.

La génération actuelle œuvre pour les générations futures, si nous voulons que nos enfants connaissent le même environnement que nous, voire une meilleure qualité de vie, il y a beaucoup à faire. Cependant, ne soyons pas pessimistes !

Après le pessimisme de l’intelligence, l’optimisme de la volonté (comme dirait Gramsci).

Il faut agir ! Non dans une idée de repousser les catastrophes, mais avec la volonté de faire mieux, toujours mieux pour l’environnement, la paix, l’accès aux soins, l’alphabétisation…

Alors, « consciene globale, action locale ? »

L’homme est le seul être à se poser la question de son rapport à l’environnement. Il peut prendre des mesures pour le préserver.

Au niveau local, l’homme peut déjà se rendre compte de la diversité de l’écosystème, des cultures…

Certes, la loi naturelle a toujours fait disparaître des espèces (les dinosaures, et bien d’autres…), il a toujours été que des espèces prenaient le dessus sur d’autres, seuls les plus forts restent… c’est la « loi de la jungle » ! Dans ce cas, on voit bien que la notion de protection du "patrimoine naturel" est essentiellement anthropologique.

Mais ça n’est pas pour autant qu’on doit maltraiter les milieux naturels…

Prendre en compte l’environnement, c’est d’abord balayer devant sa porte. Préoccupons nous des conséquences de nos activités élémentaires, dont la production et l’élimination des déchets domestiques produits par chacun d’entre nous.

En effet, il faut commencer par faire ce qui est à notre portée. Soyons conscients de nos actes, même petits, et de leurs conséquences à grande échelle… Et si tout le monde faisait comme ça, ça donnerait quoi…?

Une blogueuse pertinente écrivait :

« Les “pessimistes” (?) disent souvent “A quoi ça sert,
- on ne sait pas si l’argent/autre va au bon endroit (en cas d’aide humanitaire par ex)/
oui mais, si on n’en envoie plus, c’est sûr qu’ils n’en recevront plus
- on ne sait pas si les autres le font bien et dans ce cas tes efforts sont vains (recyclage)/
oui mais si on ne fait pas l’effort, c’est sûr que nos déchets partent au mauvais endroit
- on n’est pas sûrs vraiment que l’égalité des chances soient respectée/ que ce soit les bonnes personnes qui reçoivent les bénéfices (commerce équitable?
oui mais si on achète un autre produit bien meilleur marché, on est (presque) sûr que les personnes qui en profitent ne sont pas les petits producteurs.

C’est vrai qu’on ne peut pas être sûr de tout ni tout vérifier, mais ce qui peut pousser à continuer c’est de se dire qu’ainsi on a peut-être une chance… »

Mère Teresa disait : “Nous réalisons que ce que nous accomplissions n’est qu’une goutte dans l’océan. Mais si cette goutte n’existait pas dans l’océan, elle manquerait…”

Il est impossible d’égaler les actes de feu Mère Teresa, mais prenons sa parole comme sainte et appliquons le principe du glocal (conscience globale, action locale – pour notre part).

Solidairement vôtre !

Jennifer