Un an après le Grenelle de l’environnement, le gouvernement entend poursuivre son effort écologique. Jean-Louis Borloo a ainsi indiqué qu’il réfléchissait à l’extension du système de bonus-malus, actuellement limité aux voitures. Une vingtaine de catégories de produits « énergivores » seraient concernés. « L’objectif est d’orienter le choix des consommateurs vers des produits plus vertueux, plus respectueux envers l’environnement », assure le ministère de l’Ecologie.
Avec près de 7 milliards de bons de réduction imprimés chaque année, l’émission de coupons est déjà répandue en France et son extension aux produits verts ne nécessite pas de modifier les programmes informatiques. Cette solution serait donc la plus plausible aux yeux du gouvernement, car jugée plus simple et surtout beaucoup moins coûteuse.
Pour financer ce système de bonus malus écologique, une nouvelle taxe générale sur les activités polluantes (TGAP) devrait voir le jour, et serait à la charge des producteurs qui ne se sont pas mis au vert. Selon Les Echos, l’argent récolté pourrait ensuite être reversé « dans des fonds d’aide à l’acquisition de produits vertueux ».
Au final, peu d’industriels seront pénalisés par cette taxe puisque seulement une vingtaine de catégories de biens, majoritairement électroménagers, seront concernées. La première fournée devrait comprendre les réfrigérateurs et les ampoules électriques, cependant le gouvernement reste discret. « L’objectif n’est pas de détailler d’entrée la liste des produits concernés, mais de les annoncer au fur et à mesure que le dispositif sera prêt », insiste-t-on boulevard Saint-Germain.
Jean-Louis Borloo a donc refusé de préciser par avance la liste des produits éligibles « afin de ne pas perturber le marché ». Le ministre a retenu la leçon. Fin 2007, l’annonce prématurée du bonus-malus automobile avait alors provoqué une brusque hausse des ventes des voitures polluantes.
Sources : France soir, Les echos