
Les points de collecte des piles et batteries usagées semblent progressivement trouver leur place dans le paysage du tri sélectif des déchets ménagers. En effet, loin devant tous les autres moyens de se débarrasser de ces déchets, plus de la moitié des personnes interrogées (58%) déclare les déposer dans un point de collecte situé au sein d’un commerce.
Le dépôt en déchèterie constitue le deuxième comportement (à hauteur de 16%) et 10% avouent aujourd’hui encore « jeter ce type de déchets à la poubelle ». Le dépôt dans des points de collecte situés sur le lieu de travail, à l’école ou à la marie est très peu prisé pour le moment (2% à 6%), du fait probablement d’un manque d’équipement de ces lieux publics en points de collecte.
Il est en outre intéressant de relever que la connaissance ou non de l’obligation de collecte de ces déchets par les commerces vendant ce type de produit n’influence pas le tri de ces déchets. D’ailleurs, les deux tiers des interviewés (67%) savent que les magasins commercialisant des piles et batteries ont le devoir de collecter ces objets une fois usagés. Ce taux de connaissance est plus élevé parmi les retraités et les hommes.
Les deux tiers des personnes interrogées (67%) considèrent que ces points de collecte placés dans les magasins sont insuffisamment mis en évidence (36% sont « tout à fait d’accord » sur ce sujet) et ce, quel que soit le lieu d’habitation de l’individu (urbain / rural ; Paris / province).
Dans le même temps, ces points de collecte sont jugés souvent trop pleins par plus de la moitié de l’échantillon (53%, dont un quart de « tout à fait d’accord ») et plus d’un tiers (35%) estime qu’ils sont « souvent mal entretenus, sales ou en mauvais état ».
Et, si peu de différences de jugement peuvent être relevées selon les profils sociodémographiques, les artisans et commerçants se montrent particulièrement critiques sur ces deux derniers points (respectivement 60% et 41% de « Total d’accord »).
Quoi qu’il en soit, l’emplacement idéal d’un point de collecte au sein d’un supermarché demeure l’entrée de l’établissement pour la majorité des personnes interrogées (58%), positionnement plébiscité par les artisans et commerçants (71%). Les autres localisations telles que la sortie de caisse ou l’accueil sont nettement moins favorisées (respectivement 15% et 14%) et les endroits tels que la tête du rayon des piles et batteries ou la proximité des paniers n’apparaissent pas pertinents (9% et 4%). Notons que les jeunes âgés de 15 à 24 ans – soit la catégorie d’âge la moins impliquée dans le tri – sont plus nombreux (22%) à évoquer la sortie de caisse parmi les emplacements pertinents.
Ce sondage Ifop/Batribox a été réalisé du 29 au 30 mai 2008 auprès d’un échantillon de 1006 personnes représentatif de la population française âgée de 15 ans et plus.