L'AIE prône une "révolution internationale des technologies énergétiques" pour réduire les émissions de CO2, et estime l'investissement nécessaire pour diminuer ces pollutions de moitié d'ici 2050 - objectif que le Japon entend défendre lors du sommet du G8 à Hokkaido en juillet - à 45.000 milliards de dollars. Soit 1,1% du produit intérieur brut (PIB) de la planète prévu pendant
cette période, selon l'Agence basée à Paris, qui conseille 27 pays en
matière de politique énergétique. Cet objectif "nécessiterait des
actions politiques immédiates et une transition technologique d'une
ampleur sans précédent. Cela requerrait une nouvelle révolution
technologique qui transformerait complètement la façon dont nous
produisons et utilisons l'énergie", a-t-il poursuivi.
L'Agence, qui conseille 27 pays en matière de politique énergétique, suggère que la recherche et le développement soient financés à hauteur de 10 à 100 milliards de dollars par an dans les quinze prochaines années pour réduire les émissions de dioxyde de carbone.
Dans son "Rapport sur les perspectives des technologies énergétiques", l'AIE souligne en outre qu'une division par deux des émissions de gaz à effet de serre conduirait à une baisse de 27% de la demande pétrolière par rapport aux niveaux de 2005.
Le rapport est diffusé à la veille d'une réunion des ministres de l'Energie du G8, ainsi que de leurs homologues italien, chinois et indien à Aomori, au Japon, lors de laquelle ils doivent s'entretenir du rôle des pays consommateurs dans l'explosion des prix du pétrole.
Source : Afp