Grenelle: plus que temps "d'entrer dans le concret" selon Nicolas Hulot


jack.barron
 

 Nicolas Hulot et sa Fondation ont regretté jeudi le retard pris dans la traduction du Grenelle de l'environnement et jugé qu'un an après le lancement du processus, il était temps d'entrer "dans le concret", dans un commentaire diffusé sur son site internet.

"Si la réponse à la crise écologique est une priorité du gouvernement, pourquoi faut-il tant de temps pour entrer dans le concret?", demande Nicolas Hulot en introduction d'un "rapport d'étape" mis en ligne sur le site du Pacte Ecologique (pacte-ecologique.org).

Rappelant que le projet de loi Grenelle présenté fin avril devait initialement être discuté au Parlement en juin, il note qu'il "est aujourd'hui question de repousser cette échéance à l'automne". Cela est d'autant plus regrettable, selon lui, que "l'adoption de la loi en juin donnerait un signal positif à nos partenaires européens, à la veille de la présidence française de l'Union européenne" à partir du 1er juillet.

"Comme à l'automne 2007, la question du financement du Grenelle reste posée", écrit-il encore en espérant que ce processus, destiné à lancer la "mutation écologique" de la France, sera "l'une des grandes priorités du projet de loi de finances triennal pour 2009-2011".

La loi de programmation "hésite à entrer dans le dur. Certaines des mesures les plus structurantes ont été affaiblies ou ont disparu", juge-t-il, dans ce premier commentaire depuis la publication du texte. "Il est impératif que ces lois soient votées avant la fin de l'année 2008", insiste le militant écologiste.

"Ces délais sont d'autant plus préoccupants qu'on assiste, aujourd'hui, à une spectaculaire convergence des crises", poursuit le militant écologiste en citant hausse du prix du pétrole, déséquilibre climatique aggravé et crise alimentaire.

  • Source : AFP