"Le caractère dramatique de la crise ne peut échapper à personne, ainsi que ses conséquences pour les pays pauvres", a déclaré M. Napolitano dans un discours devant les représentants de la plupart des 193 pays membres de l'agence de l'ONU pour l'alimentation et l'agriculture (FAO).
Saluant la "riche participation de chefs d'Etat et de gouvernement", le chef de l'Etat italien a estimé que "des interventions dans le cadre du système des Nations unies étaient nécessaires pour surmonter la crise". Le sommet de la FAO sur la sécurité alimentaire se tiendra jusqu'à jeudi. Le secrétaire général de l'Onu Ban Ki-moon, qui doit intervenir à l'ouverture de la conférence, devrait dévoiler un "plan d'action" contre la crise alimentaire, selon des sources diplomatiques.
Elaboré par la "cellule de crise", créée il y a un mois, et qui rassemble les chefs des agences onusiennes, du FMI et de la Banque mondiale, ce plan contiendrait des principes d'action pour faire face à la flambée des prix, selon les mêmes sources.
Il devrait être discuté au cours de la conférence de trois jours par les 193 pays membres, et être mentionné dans la déclaration finale, en vue d'une éventuelle adoption à l'Assemblée générale de l'ONU à New York en septembre, selon des sources onusiennes.
Alors que la crise alimentaire touche de plein fouet les pays les plus pauvres de la planète et a provoqué des émeutes en Afrique, dans les Caraïbes et en Asie, de nombreux leaders ont annoncé leur participation à ce sommet de l'agence de l'ONU pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), basée à Rome.

Le secréétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a dénoncé mardi les "politiques alimentaires qui appauvrissent les voisins", soulignant que la production alimentaire devait "augmenter de 50% d'ici 2030" pour faire face aux besoins, à l'ouverture du sommet de la FAO à Rome.