Sportifs discrètement concernés et plutôt pris en otage, bulle de sécurité hallucinante autour de la flamme avec 3 000 policiers mobilisés, des assauts malins et plutôt intelligents de la part des Pro Tibétains, l'apparition en masse de sympathisants chinois, des 'guerres de tranchée' entre les deux camps, des forces de polices musclées, une flamme éteinte par les autorités chinoises elles-même! , des manifestations pacifiques et intelligentes, des actions chocs y compris par l'Assemblée Nationale, d'autres comme ses assauts contre la flamme sujettes à discussions...
La Flamme passe. Vacille. Et le Tibet devient une cause mondiale.
A de multiples reprises, les policiers, très tendus, ont confisqué les fanions, les banderoles de Reporters sans frontières et les exemplaires du quotidien Libération qui avait titré en une : « Libérez les JO », avec en illustration, les cinq menottes disposées en anneaux olympiques. Ces scènes ont notamment eu lieu aux abords du siège de France Télévisions.
Quatre militants de Reporters sans frontières, dont le secrétaire général Robert Ménard, ont déployé une banderole de 8mx8m sur la façade de Notre Dame à Paris. Des manifestants étaient réunis sur le parvis et scandaient « Liberté en Chine, liberté au Tibet ».
Des voix se sont également fait entendre au sein de la classe politique. Le député Bruno Leroux a expliqué au nom du Parti socialiste que toutes les protestations non-violentes seraient les bienvenues. La chef de file du Mouvement démocrate (Modem) à Paris, Marielle de Sarnez, qui participait à aux manifestations, a appelé le gouvernement a avoir une position tranchée sur la question des droits de l’homme. Cinq personnes, dont Mireille Ferri, vice-présidente du conseil régional d’Ile-de-France, et l’élu Vert Sylvain Carel ont été interpellés par la police au cours de multiples incidents qui ont débuté avant même le départ de la flamme. Une quarantaine de députés issus de tous les groupes politiques ont manifesté devant l’Assemblée nationale pour le respect des droits de l’homme au Tibet. Les forces de l’ordre ont, là encore, confisqué les fanions de la campagne Pékin 2008 et les drapeaux tibétains arborés par quelques personnes venues se joindre aux élus.
La flamme n’a plus quitté son bus de l’Assemblée nationale au stade Charléty, où s’est clôt son parcours. Le symbole olympique est entré dans le stade sous les huées. Les forces de l’ordre ont à nouveau confisqué les fanions de Reporters sans frontières et les drapeaux tibétains, ne tolérant que les drapeaux chinois ou les effigies de la compétition (sponsors, logos des Jeux) sur la voie publique. Les opposants au régime chinois qui refusaient de rendre leurs emblèmes ont été immobilisés et menottés.