Découvrez les Jeux Coopératifs


Ecologie Caledonie

"UN MONDE BASE SUR LA COMPETITION EST UN MONDE SUICIDAIRE" Albert Jacquart. Et si les jeux de société proposaient autre chose que de dresser les joueurs les uns contre les autres en ne valorisant que le plus fort, le plus performant ?... Et si les jeux fondaient le plaisir de jouer sur la solidarité et l'entraide ?...


Utopie ? Non, ces jeux existent même s'ils sont encore peu connus...

Le principe des jeux coopératifs repose sur la poursuite d'un objectif de groupe qui ne pourra être réalisé que par l'entraide et la solidarité entre les joueurs. Le défi proposé nécessite la mobilisation de chacun et la concertation de tous. Il ne s'agit pas de gagner sur l'adversaire mais de faire équipe et cause commune pour gagner ensemble… ou de perdre ensemble si l'équipe s'est mal organisée.

La coopération crée dans le groupe une atmosphère de confiance où chacun peut apprendre à s'exprimer, à défendre son point de vue avec assurance. Coopérer c'est "construire ensemble", mais l'action collective n'est pas la simple addition des actions individuelles ! Par le dialogue et la négociation il est possible de trouver ensemble la meilleure façon de jouer.

Les jeux coopératifs allient plaisir de jouer et valeur éducative pour mettre hors-jeu la violence.

Extrait de Non violence actualité

Un exemple très enrichissant de jeu coopératif :

Le jeu du dilemne du prisonnier

Ce jeu permet de démontrer à des individus conditionnés à faire passer leur intérêt personnel avant toute chose, qu’il peut être plus avantageux pour eux de tenir compte de l’autre, et de coopérer dans des situations : "gagnants-gagnants", que de maintenir des rapports de compétition : "gagnant-perdants". Il est basé sur un calcul de stratégie.

La coopération peut apparaître quand des intérêts individuels ne sont pas complètement opposés. Quand ils le sont et que la compétition domine, le résultat pour la collectivité aboutit la plupart du temps à un "jeu à somme nulle", avec des gagnants et des perdants.

Le jeu du "dilemme du prisonnier", ou jeu des X et des Y consiste à séparer un groupe en plusieurs sous-groupes et à faire voter chaque sous-groupe selon une stratégie qui permettra de gagner ou non des points en fonction des votes des autres sous-groupes.
La règle du jeu est établie de façon à permettre à un sous-groupe de gagner plus de points en choisissant la compétition (vote X), à condition qu’au moins un des groupes choisisse la coopération (vote Y).

Si tous les groupes choississent la compétition (vote X), tous les groupes perdent.
Si tous les groupes optent pour la coopération (vote Y), tous les groupes gagnent.

Ce jeu a fait l’objet de nombreuses études statistiques et de simulations par ordinateur, selon différentes stratégies. La stratégie qui dans tous les cas s’avère la plus fructueuse sur le long terme est : "donnant - donnant". Elle suppose une dose de confiance minimale, et d’indulgence pour les défections ponctuelles.

Le résultat de l’étude statistique fait apparaître que la coopération mutuelle peut naître dans un monde d’égoïstes sans pouvoir central, à partir d’un groupe pratiquant la réciprocité. Un monde d’égoïstes peut être envahi assez facilement par une stratégie " DONNANT - DONNANT ", alors que l’inverse n’est pas possible.

*Extraits de, et à lire : comment réussir dans un monde égoïste - (Robert AXELROD - éd. Odile JACOB)

Commentaire : Thomas HOBBES (1651) disait : " l’état de nature est dominé par le problème que posent des individus égoïstes se livrant à une compétition si impitoyable que la vie est solitaire, pauvre, dangereuse, brutale et courte". Il en déduisait que la coopération ne peut se dérouler en dehors d’un pouvoir central, un gouvernement fort est donc nécessaire. En est-on encore là aujourd’hui ?

 

Extrait du site le pas de coté

Pour aller plus loin :