D'après Geo, sur le site duquel vous pourrez écouter l'auteur...
Pendant trois ans, la journaliste Marie-Monique Robin a enquêté sur les méthodes de cette entreprise de chimie fondée en 1901 à Saint-Louis, aujourd’hui détentrice de 90% des OGM cultivés dans le monde, et premier semencier mondial.
“Le Monde selon Monsanto” est un polar écologique qui se lit d’une traite. L’enquête a commencé sur la toile, qui héberge des milliers de documents sur l’entreprise. “Toute l’enquête était là”, dit la journaliste. “Il a fallu trier, vérifier, recouper les infos”. Puis aller sur le terrain, rencontrer les témoins, scientifiques, journalistes, agriculteurs, anciens cadres de Monsanto ou des agences gouvernementales qui ont eu affaire à la firme
D'après ARTE, qui diffusera l'enquête le 11 mars à 21h
« LE MONDE SELON MONSANTO » mène l’enquête sur la multinationale américaine « Monsanto », leader mondial des biotechnologies et l’une des entreprises les plus controversées de l’ère industrielle.
90% des organismes génétiquement modifiés (OGM) cultivés aujourd’hui sur la planète, tels que le Soja, le Colza, le Maïs, le Coton…, lui appartiennent et à terme c’est la chaîne alimentaire toute entière qu’elle est à même de contrôler.
Les OGM de Monsanto ont envahi le monde entier et pourtant jamais une application agro-industrielle n’a suscité autant de passions et de polémiques. Pourquoi ? Quels sont les enjeux des OGM ? Risques ou bienfaits pour l’humanité ?
En s’appuyant sur des documents inédits et sur les témoignages de scientifiques, de représentants de la société civile, de victimes, d’avocats, d’hommes politiques, de représentants de la Food and Drug Administration américaine… ; en menant des enquêtes de terrain parmi les paysans en Inde, au Mexique, au Paraguay, la réalisatrice Marie-Monique Robin - lauréate du prestigieux prix Albert Londres -, a patiemment rassemblé les pièces d’un vaste puzzle économique.
Ce film reconstitue la genèse d’un empire industriel devenu l’un des premiers semenciers de la planète. Il montre comment, derrière l’image de société propre et verte que décrivent les campagnes publicitaires, se cache un projet hégémonique menaçant la sécurité alimentaire du monde mais aussi l’équilibre écologique de la planète.