S'occuper du climat coûte (beaucoup) moins cher que de ne rien faire !

s.l.

 

Il aura fallu attendre le rapport de Sir Nicholas Stern, sur « l’économie du changement climatique» pour qu’une sorte de prise de conscience émerge. En novembre 2006, l’ex-économiste en chef de la Banque Mondiale a remis au cabinet britannique son rapport choc : il explique clairement que les changements climatiques auront un impact sur l’économie mondiale. Ne rien faire coûtera plus cher - beaucoup plus cher - que d’intervenir maintenant !

Le rapport Stern est critiqué par ceux qui ne croient pas en ‘un grand réchauffement’ climatique, ou du moins à l’action de l’homme sur ce dernier; également vilipendé par une partie de son propre camp qui lui reproche de céder au catastrophisme, et par une autre encore qui suggère qu’il aurait pû amorcer des propositions plus abouties, tenir compte de la real-economik… Quoi qu’il en soit, il n’est pas forcément un référent ultime. Ne prétend nullement apporter un modèle. Et encore moins une projection scientifique et financière ultra-réaliste.

Il montre juste très pragmatiquement, avec ses outils, que le confort tel qu’on le connaît aujourd’hui (notre PIB), nous coûtera plusieurs dizaine de points de PIB en 2050. Concrètement : “il faut impérativement investir 1% du PIB mondial pour atténuer les changements climatiques, et ne rien faire pourrait provoquer une récession qui entraînerait jusqu’à 20% de chute du PIB.” Simple, clair.

Changements évetuels de températures.

 

“Un crash similaire à une guerre ou à la récession de 29″ ?

 

Dans la foulée, le rapport Stern suggère ainsi que le changement de climat menace d’être le plus grand et tentaculaire crash que le marché ai jamais vu : “nos actions durant les quelques années à venir pourrait créer les risques d’une rupture majeure à l’activité économique et sociale, plus tard dans ce siècle et dans le prochain, sur une échelle comparable aux risques qui ont causées les grandes guerres et la dépression économique de la première moitié du 20ème siècle.” En conclusion, il faut retenir que “les bénéfices d’une action résolue et immédiate sont considérablement supérieurs aux coûts.”.

A coup sûr, de quoi motivier économistes, industriels, entrepreneurs, politiques. Mais aussi citoyens en général ?

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