192 millions de dommages et d'intérêts. Huit ans après la marée noire de l’Erika, le tribunal correctionnel
de Paris condamne Total et instaure le principe de «préjudice
écologique». A la suite du naufrage du navire au large de la Bretagne, le 12 décembre 1999, 20.000 tonnes de fioul lourd,
ultra-polluant, s'étaient déversés sur 400 km de côtes françaises,
provoquant notamment la mort de plus de 150.000 oiseaux. Que faut-il retenir du procès qui vient de se terminer ? C’est la première fois que la notion de préjudice écologique trouve une
traduction dans le droit français et surtout qu’une compagnie
pétrolière, en l’occurrence Total, est condamnée pour sa responsabilité
dans une pollution maritime.«Quelque chose est en train de se passer. La nature a aussi un prix collectif qu’on est en train de défendre de façon nouvelle, s’est félicitée hier l’ex-ministre de l’Environnement, Dominique Voynet.