Depuis le développement (pour ne pas dire l'invasion, mais c'est positif) du Vélib à Paris, il ne se passe pas une semaine sans qu'un média ne s'étale sur la "progression inquiétante des accidents de vélos". Hors, si le nombre d'accident a augmenté, la proportion ne cesse de diminuer. A Paris comme ailleurs, plus il y a de vélos qui circulent, plus les automobilistes y sont attentifs et adaptent leur conduite.
Les chiffres : A Paris au premier trimestre 2008, le nombre d'accident impliquant des vélos a augmenté de 21.4 % par rapport à la même période de 2009, mais compte tenue de l'augmentation de 70 % de l'utilisation du vélo, ce chiffre est très encourageant.
Donc nous avons affaire à de la désinformation dont je ne comprends pas bien la cause.
Il faut également être conscient qu'à l'instar de l'avion qui est aujourdh'ui le moyen de transport le plus sur mais également le plus "craint" (donc sans raison concrète), se déplacer en ville à vélo peut donner un sentiment d'insécurité; l'espace libre entre le trottoir et les véhicules motorisés circulant sur la chaussée paraît quelque fois très étroit. Il n'en reste pas moins que la proportion d'accidents de 2 roues non motorisés est très faible (7% contre 53% pour les deux roues motorisés).
Ce constat montre bien que le développement de l'usage du vélo dans les villes ne doit pas être freiné par le spectre de l'accident, et que les deux roues non motorisés représentent une part importante de la solution pour dépolluer nos villes.
Il faut souhaiter que nos élus et autres décideurs ne se laisseront pas influencer par des chiffres "mal analysés", et qu'ils continueront à "faire sortir" les voitures des villes.
Joël Sarrade
Concernant la sécurité en