Pour être bien comparée à d’autres matériaux, et bien identifiée, la laine de verre doit être placée au milieu au milieu d’autres filières, qui consomment de l’énergie, de l’eau, des solvants pour nous fournir le produit final ! tout reste donc relatif si l’on ne regarde que l’aspect énergétique, et mérite de ce point de vue un approfondissement de l’impact énergétique réel entre la fabrication et la pose du matériau.
Le marché de l’isolation propose aujourd’hui des alternatives. Je citerai en priorité la ouate de cellulose fabriquée à partir du papier recyclé, les laines de bois constituées de copeaux de bois agglomérées par des colles composées de plus ou moins de produits naturels, et enfin le chanvre, en vrac, en fibres à mélanger ou autres.
Ces trois filières industrielles sont en cours d’organisation, nécessitent de fortes productions de matières premières et des transformations importantes pour arriver au produit final. Cela fera le point d’un approfondissement mais je suis certain que mes lecteurs trouveront d’eux-mêmes des renseignements sur la toile.
Mais revenons en Ă notre mouton (de papier)
la
laine de verre est constituée de particules de silices (sable) chauffées,
effilées puis agglomérées en ce qui ressemble à une laine. On l’appelle ainsi parce que la silice est
aussi le matériau de base du verre.
Les laines de verre sont aujourd’hui fortement remises en question. On leur
reproche en effet d'engendrer des poussières qui selon certains sont nuisibles
pour la santé. (difficile de contredire cela lorsqu’on a soi meme fait
l’expérience du matériau…)
Economique à l’achat, elle fait l’objet d’une production industrielle, organisée, bien distribuée ( en masse !) et son coefficient d’isolation thermique est correct ( des chiffres viendront..). de plus elle n’a pas besoin de colle pour se maintenir dans sa forme puisque son principe est l’enchevêtrement des fibres.
Sa
matière première, une forme de sable, est finalement aussi naturelle que du bois ou du chanvre. Il faut juste
l’extraire, comme on extrait d’un champ ou d’une forêt.
En revanche, la laine de verre gère moins bien l’humidité que du liège ou à un
enduit Ă la chaux et au chanvre. Elle la stocke et favorise la condensation.
A-t-on déjà vu un verre absorber de l’eau ?
A mon sens, hors du débat sur la santé, je voudrais m’assurer que la fabrication de la laine de verre n’est pas moins vorace en énergie que la fabrication, transformation et transport des produits des filières chanvre et bois.
Reste
la question des particules… Si j’avais à choisir la laine de verre, je m’assurerais
de plusieurs choses :
-que sa pose est fait de manière à préserver l’étanchéité vers le local,
-qu’elle est posée dans une compression suffisante pour ne pas s’affaisser,
-qu’elle est correctement protégée des condensations ( pare vapeur etc)
A
voir le nombre des possibilités, l’éco constructeur est déjà perdu. Comment
choisir entre toutes ces offres ?               Â
La prochaine fois, nous commencerons à étudier des critères pour guider
l’écoconstructeur dans ses choix de matériaux, en toute conscience..
A quand la suite ?