urgence

Dehors. Nos âmes affligées. C’est l’urgence vitale.

Effeuiller nos corps pour y sentir l’animal.

Ecraser le temps et empoigner les espaces.

Tirer sur les racines en rongeant  la glace.

 

A ton œil essoufflé mes membres qui se noient.

L’écorce arrachée et c’est ta sève que je bois.

Frottant nos essences brulantes de douleurs sucrées

A ton tour tu m’égare et me vide d’un baiser.

 

Dedans. Nos cœurs étourdis. C’est le sommeil vital.

Cadavres  embaumés de nos caresses animales.

Etreinte déserte et qui résonne encore

De la chair pétrie au sang de la mort.

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