BAdicibas

L'idée m'est venue de prendre ma souris un jour un peu morose, alors que je m'apprêtais à ouvrir le quotidien racoleur qui ne tarderait pas à me rappeler combien les hommes sont capables des pires forfaits. Pourtant, l'humanité n'est pas si noire, mais ça, c'est moins vendeur. Des tas de gens s'agitent un peu, beaucoup, énormément, à leur rythme, pour améliorer ce qui peut l'être, à leur niveau. C'est le message que je souhaite faire passer ici : on peut s'appeler Bernard Martin (toutes mes excuses aux Bernard Martin qui s'égareraient sur ce blog ), vivre à Ploemel et faire avancer l'humanité. C'est le célèbre pensez global agir local auquel j'adhère à la folie. 

L'ambition de BAdicibas, c'est de convaincre, au travers d’exemples de bonnes actions et idées glanées ici et là, en bas de l’immeuble ou à l’autre bout du monde, que nous avons une partie de la solution entre nos mains. C'est aussi, et surtout, à travers ces récits, de donner foi en l’humanité et surtout confiance en l’avenir, car je crois que le plus grand danger qui nous guette, après le dérèglement climatique et l'avidité des hommes, c'est la résignation.

« Toute aventure humaine, quelque singulière qu’elle paraisse, engage l’humanité toute entière ». Jean-Paul Sartre

 

Son nom est méthane et son impact sur l’effet de serre 20 fois supérieur au gaz carbonique. Parmi les principaux émetteurs citons les bovins, et plus précisément leurs très polluantes déjections qui, en phase de décomposition, dégagent du méthane. Les bouses semblent pourtant avoir trouvé une opportune deuxième vie : une seule vache émet de quoi éclairer deux ampoules par jour ! Il n’est donc pas exagéré de parler, après le flower power ou encore le girl power, de cow power ! En effet, si l’on considère la consommation grandissante des pays émergents en produits carnés et leur demande quasi exponentielle en énergie, on pressent bien l’enjeu d’une telle innovation technologique. Dans le Vermont (USA) un très sérieux programme démontre depuis 2005 les multiples retombées positives que les coupables déjections peuvent générer : les émanations de méthane produites par la décomposition des bouses sont transformées en énergie. Celle-ci est revendue 4 cts plus cher à des clients volontaires (particuliers et entreprises) pour être reversée aux agriculteurs participant au programme. Ils disposent ainsi d’un revenu supplémentaire, mais surtout régulier, leur permettant de faire face aux fluctuations des cours du lait. En outre, le poste d’achat de combustibles est réduit et les déchets solides restant, réutilisés pour la litière des animaux. Enfin, cette valorisation énergétique permet d’accroître considérablement la qualité de l’eau des rivières et des nappes phréatiques.

Ce programme est classé parmi les 5 premières initiatives du monde en matière d’énergie renouvelable.

Voilà de quoi réconcilier les écolos avec la viande rouge ! http://www.cvps.com/cowpower/